• Coraly Cox

L'ACCOUCHEMENT

Mis à jour : 26 mars 2020

Mes Wondermums, aujourd’hui j’ai décidé de percer le mystère de l’accouchement, ou du moins essayer, au travers de mon expérience ! Je vais partager un moment assez intime donc je compte sur votre bienveillance :)

L'accouchement c’est tout un mystère… Aucun médecin, sage-femme ou encore maman n’ose réellement exprimer leur expérience de l’accouchement !


J’ai essayé de demander à ma mère mais elle ne se souvient de rien... Normal c’était il y a plus de 28 ans...

J’ai ensuite demandé à mes copines mais pareil, elles m’ont répondu « oh tu sais, c’est un dur moment à passer mais quand ton bébé arrive, c’est que du bonheur, tu oublies le reste ! » Je suis d’accord mais j’aurai aimé plus de détails parce que c’est mon premier bébé et l’inconnu fait peur surtout quand la douleur est apparemment très violente !!

J’ai demandé aux sages-femmes à quoi ressemble des contractions… Elles ne m’ont rien dit si ce n’est « quand vous aurez des contractions vous le saurez, ne vous inquiétez pas ! » Très rassurant…

Bref, ensuite j’ai fini aux urgences de la maternité quelques semaines avant le terme pour un problème de vertige et en attendant que l’on s’occupe de moi, j’ai pu assister au début du travail d’une femme enceinte qui attendait également d’être prise en charge. Son comportement était exactement comme nous l’avait décrit la sage-femme pendant les cours de préparation à l’accouchement. Elle marchait, se mettait à pleurer et faire la respiration puis elle s’arrêtait et parler à son mari comme si de rien n’était.

J’étais en panique pour elle. Quand elle pleurait et respirait, je compatissais entièrement et lorsqu’elle reprenait ses esprits et parlait normalement à son mari, j’avais limite envie de rire tellement c’est perturbant de voir quelqu’un passer d’une émotion à l’autre en quelques minutes ! Je n’arrêtais pas de me dire « mon dieu je vais être dans le même état, voire pire ! » Cette scène est restée graver dans ma mémoire jusqu’à l’accouchement.


Le jour J est arrivé… Ça y est c’est mon tour ! 15 jours avant le terme bébé a décidé d’arriver !


Tout à commencer un soir, vers 22h45, lorsque nous regardions un film au lit, tranquille. Je demande à mon cher mari de me masser le dos tellement je souffrais (sciatique tout le long de la grossesse) et lorsque je me suis mise en position, assise au bord du lit, je me suis sentie bizarre… Soudain, je sens une sorte de « ploc » dans mon ventre. Je me suis levée d’un coup et dis à monsieur « euh, chéri je crois que je perds les eaux ». Il se relève, regarde le sol et me répond : « ah oui je crois bien ! Ne t’affole pas, ça va aller. »

Non !!! Ça ne va pas aller, je panique là ! Je me suis pris un fou rire nerveux puis j’ai repris mes esprits et suis allée me doucher pendant que monsieur nettoyait le sol.

Les questions fusaient dans ma tête et je commençais à angoisser… Je n’arrivais plus à penser clairement. Je me demandais à quoi allaient ressembler les contractions. Heureusement le sac pour la maternité était prêt !

Une fois habillée et pomponnée, j’appelle la maternité pour les avertir de mon arrivée, je fais de gros câlins à mon beagle puis à ma lapine et nous voilà partis pour la maternité ! Mon père est venu nous chercher pour nous déposer devant car c’est Toulouse, il n’y a jamais de place, même le soir ! Le trajet s’est très bien passé, je commençais légèrement à me détendre mais arrivés devant la maternité, le stress commence à revenir et à monter de plus en plus.


La sage-femme nous installe dans une salle pour poser le monitoring pendant 30 minutes. Bébé va bien. Elle me confirme que j’ai perdu les eaux puis vérifie mon col, qui est ouvert à 2.

J’ai donc le temps… Elle nous installe dans une salle de pré-travail pour attendre la dilatation du col. À peine posés, les premières contractions arrivent, il était 00h30. Franchement, ça va, c’était l’équivalent d'un début de mal de ventre dû aux règles. Plus le temps passe, plus la douleur des contractions augmente mais reste raisonnable.

J’entends une femme qui crie dans une chambre plus loin. Je commence à me demander si je vais souffrir autant qu’elle ou si elle a simplement une faible tolérance à la douleur.

J’appelle la sage-femme pour qu’elle vérifie le col car les contractions deviennent assez douloureuses (je n’étais qu’à 4 sur 10). J'en profite pour lui demander si la femme qui crie depuis un moment supporte mal la douleur ou si son col est plus dilaté que le mien donc ses contractions sont plus fortes. Elle me répond qu’elle est plus dilatée que moi mais essaie de me rassurer en me disant qu’elle tolère mal la douleur (j’ai du mal à la croire). La pression commençait à monter…Je stressais !


Je décide de faire le bain pour éviter la péridurale car énorme phobie des aiguilles ! (sérieux je tombe dans les pommes et tout). Vers 03h30, elle nous installe dans une salle d’accouchement qui dispose d’un bain et je me plonge dedans, espérant que la douleur allait s’atténuer. Miracle ! La douleur redevient un peu plus supportable et j’arrive à me détendre quelques heures !


La douleur augmente à nouveau et devient difficile à gérer. Je demande alors à la sage-femme qu’elle m’installe le gaz euphorisant pour atténuer la douleur. Ça m’a permis de tenir jusqu’à 05h45. Ensuite j’ai commencé à perdre pied et la souffrance devenait trop intense, mon corps ne suivait plus, j’étais arrivée au bout. Je demande à la sage-femme d’appeler l’anesthésiste pour faire la péridurale car je me sentais littéralement partir (et je pèse mes mots). Elle vérifie mon col, j’étais dilatée à 7. Elle me rassure en me disant que le plus dur est passé et que je pourrai aller jusqu’au bout... Mais je n’y crois pas, mon mental était encore là mais mon corps tremble et ne répond plus. Je suis physiquement arrivée au bout, je le sais, je le sens. Elle appelle donc l’anesthésiste.


06h30 : péridurale posée, je revis, mon corps se détend enfin et je ne tremble plus ! L’anesthésiste était au top, très rassurant, très professionnel et très drôle ! En revanche, j’ai eu du mal à supporter la péridurale, ça m’a rendu malade et je me sentais stone.

07h15 : mon col est dilaté à 9, c’est bientôt le moment, ça y est ! J’attendais la suite, calme et détendue, lorsque je vois le personnel qui s’affole et s’agite autour de moi. Le bébé réagit mal à la péridurale et son rythme cardiaque commence à ralentir. Après un affolement général et le personnel qui m'a bougé dans tous les sens pour faire réagir bébé, ça a marché, il a repris de l’énergie et s’est stabilisé. J’étais tellement apaisée que je ne me rendais pas vraiment compte de ce qui venait de se passer.

07h45 : Mon col est dilaté à 10, la sage-femme va chercher l’obstétricien pour l’accouchement et c’est parti je vais enfin voir mon bout de chou ! J’écoute la sage-femme et je pousse sans trop de difficultés (merci la péridurale !)

08h13 : Mon fils Diego est né. Lorsque la sage-femme l’a posé sur moi, je me suis mise à pleurer, un mélange de joie, de soulagement et d’épuisement. Mon mari avait les larmes aux yeux et était le plus heureux. Je ne vous apprendrai rien si je vous dis que lorsque j’ai croisé le regard de mon bébé, je suis tombée instantanément amoureuse de lui et qu'un amour inconditionnel est né.




Conclusion

La vérité c’est que l’accouchement c'est très douloureux sauf si vous avez la péridurale ou comme certaines femmes, vous êtes plus robustes que moi ! Je ne trouve pas que notre corps soit forcément fait pour donner la vie comme nous le souligne les sages-femmes pendant les cours de préparation à l’accouchement.

Pour ma part, pendant l'accouchement je me suis déchirée et j'ai eu des points extérieurs (heureusement pas d’épisiotomie) ainsi que des hémorroïdes. Après donner la vie est tellement beau et intense que la douleur vaut vraiment le coup ! Et puis, pensez à nos grands-mères qui faisaient plusieurs enfants et sans péridurale... Ce sont de vraies Wonder Women ! :) 


Pour terminer, ce que j’ai préféré dans le fait de donner la vie, c’est que c'est une chose que nous ne pouvons pas maitriser contrairement au reste et c'est une sorte de pari car nous ne savons pas où nous allons mais nous n'avons plus le choix :) Nous revenons à l’essentiel, c’est-à-dire à la réalité : tout ne tombe pas du ciel ou en claquant des doigts, il faut se battre au quotidien pour avoir ce que l’on veut… Et je trouve que de nos jours, les gens l’oublie un peu trop vite. Je verrai si je fais un article sur les retours de couches (l’après accouchement). Si certaines sont intéressées, dites-le moi ! :)


Bisous bisous

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